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Article paru dans le journal China Daill Business du 6 novembre 2008
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Article paru dans le Magazine BusinessForum China de Septembre-Octobre 2008
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Article sur l'ENERGY AND TECHNOLOGY VENTURE FORUM qui a eu lieu le 25septembre 2008 à Houston, Etats-Unis

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Article paru dans le DNA
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Article paru dans le figaro daté du 8 juin 2008
Les émissions de CO2 au coeur des politiques

C'était "le premier principe" annoncé par Nicolas Sarkozy en conclusion du "Grenelle de l'environnement" à l'automne dernier : Tous les grands projets publics, toutes les décisions publiques seront arbitrés en intégrant leur coût pour le climat, leur "coût en carbone"." Missionné par Matignon, le Centre d'analyse stratégique (CAS) a publié vendredi les conclusions de la mission présidée par Alain Quinet, sur "la valeur tutélaire du carbone". Bien que théorique, cette étude aura des conséquences très concrètes sur les investissements publics.

Les travaux du CAS concluent à une revalorisation substantielle de la valeur des émissions de carbone. En 2001, l'économiste Marcel Boiteux avait fixé à 27 euros le prix de la tonne de CO2. Il le voyait évoluer, ensuite, au même rythme que l'inflation, ce qui le situait à 32 euros en 2010 et 58 euros en 2030. Plusieurs nouveaux paramètres ont conduit le CAS à revoir ce postulat. D'abord, les modèles de calculs se sont affinés. Mais surtout , les objectifs de réduction d'émission de gaz à effet de serre se sont nettement durcis, l'Europe s'étant notamment engagée à réduire de 20% ses émissions d'ici à 2020, rendant plus cher le coût, à terme, du CO2 pour les économies. Autant d'éléments qui ont amené la commission Quinet à fixer au terme d'un compromis entre ses membres , la valeur d'une tonne de CO2 à 100 euros en 2030 et 200 euros en 2050. C'est le double environ du prix fixé par Marcel Boiteux.

Investir dans le rail

Ce nouveau référentiel devrait faire l'objet d'une prochaine circulaire ministérielle. Il deviendra alors le prix à partir duquel les pouvoirs publics pourront déterminer le coût d'un investissement. La construction d'une autoroute, par exemple, présente comme avantages économiques un gain de temps et de sécurité mais entraîne, à l'inverse, une augmentation des émissions de CO2. Si la valeur de ces émissions augmente, cela impose que la rentabilité espérée du projet progresse lui aussi. En d'autres termes, doubler le prix fixé pour le CO2 va comparativement renforcer l'intérêt, pour les pouvoirs publics, d'investir dans des projets économes en énergie, typiquement le rail, par rapport à la route. "Nos travaux permettent de mieux prendre en compte la lutte contre le réchauffement climatique dans nos décisions d'investissement", résume un membre de la commission. Augmenter le prix du CO2, c'est aussi adresser "un signal à moyen terme à l'ensemble des acteurs publics ou privés dans leur stratégie d'urbanisme, d'aménagement du territoire, de transport et d'énergie", confirme le rapport. Il s'agit donc, quelque part, d'un prix "politique". Ce dont le CAS ne se cache pas : "Nous sommes dans la ligne droite des travaux du "Grenelle"."

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